Barret de Lioure

Ce vieux village perché, accroché à la montagne face au Mont Ventoux appartenait jadis à la Baronnie des Mévouillon jusqu'au XIIIeme s. Il surplombe la vallée de l’Anary et ses pics rocheux pointant comme de gigantesques menhirs, au milieu des prés et des champs de lavande, avec en toile de fond toute la chaîne du Mont Ventoux. Le paysage qui nous entoure en montant à Barret et au col de Macuègne depuis Montbrun les bains, à dans les années 60-70, fait l'objet de la couverture d'un livre intitulé "les 100 plus beaux détours de France" et sans aucun doute l'auteur avait fait le bon choix.

Activités & Vie Locale

La population sédentaire de Barret (80 habitants) est doublée par l’afflux des résidents secondaires (allemands, belges, hollandais et... français) qui apprécient le climat, les paysages et le calme de la région. Depuis 2000, de nombreuses constructions nouvelles s’élèvent au Quartier du Grand Pré.

Le climat est très sec, ensoleillé (hiver comme été). Le bourg, protégé du mistral, jouit de conditions méditerranéennes, avec des températures extrêmes qui atteignent parfois -10° en hiver, et souvent + 30° en de juillet-août. Le soleil et la lumière sont les caractéristiques majeures du climat local, avec 2800 heures d’ensoleillement/an.

Le relief est fortement sous influence d’une géologie très particulière, qui résulte du chevauchement du plissement alpin. Le bourg médiéval culmine à 978 m d’altitude, il est orienté plein sud-ouest dans la direction du Ventoux à 17 km à vol d’oiseau. De 740 m au Quartier du Moulin, on monte au Col de Macuègne (1068 m) par la D542 qui offre de splendides échappées. Les sommets du Buc (1441 m) et de Bergiès (1367 m) au Nord, le Col du Negron (1397 m) à l’Est et le Col de l’Homme mort (1213 m) au Sud encadrent 42 sommets à plus de 1000 m.

L’hydrologie est très particulière. Barret de Lioure est un véritable château d’eau. De nombreuses sources jaillissent sur tout le territoire, en particulier la source de Génisseaux qui alimente en eau (de qualité exceptionnelle) les communes de Montbrun les Bains, Reilhanette et Barret de Lioure. Deux rivières prennent leur source sur le territoire de la commune : l’Anary, sous-affluent de l’Ouvèze par le Toulourenc et la Méouge, sous-affluent de la Durance par le Buech. Un aven et une grotte sont les seules cavités souterraines de la commune.

La forêt de Barret de Lioure couvre plus de 40 % du territoire communal, avec notamment une forêt communale de 478 ha répartie en 3 entités : le Tay, les Clots et l’Ubac. La forêt est très bien aménagée, tant pour l’exploitation (hêtres, chênes, pins) que pour la chasse et la promenade.

La flore et la faune jouissent de conditions optimales pour se développer harmonieusement. On dénombre 429 espèces florales, 52 oiseaux divers, 122 insectes dont 92 papillons (rares pour certains), 25 champignons, et une variété de gibier (sanglier, cerf, biche, chamois, lièvre, faisan) qui font la joie d’une importante société de chasse. Il faut souligner que si l’agriculture et la cueillette ont assuré la subsistance d’une population importante jusqu’au milieu du XIXème siècle, le nombre d’agriculteurs et éleveurs se limite aujourd’hui à une petite dizaine d’exploitants. La lavande et le lavandin constituent l’essentiel des cultures.

Le territoire de Barret de Lioure possède de nombreux chemins de randonnées qui permettent d’accéder à de splendides points de vue, tant sur la chaîne des Alpes (au sommet du Buc ou de Bergiès) que vers le Mont Ventoux et la Montagne de Lure. La montagne de Bergiès (1367m) qui domine Barret de Lioure, est un site renomé pour les amateurs de vol libre (parapente, acces depuis le col de Macuegne).

Pour plus d'informations sur l'actualité à Barret de lIoure consulter le site internet des Amis de Barret

Histoire

L’histoire de Barret de Lioure remonte à 3000 ans avant J-C (néolithique), d’après les découvertes archéologiques du Dr BERNARD (1956) au lieu-dit La Cour. Des vestiges d’occupation romaine ont été exhumés à Génisseaux (autel aux Mères) et à l’emplacement des gîtes communaux. L’histoire écrite débute en 950 et se poursuit à travers le Moyen-Age.La commune fut sous l’autorité des barons de Mévouillon , puis des seigneurs d’Agoult. Jusqu’à la Révolution de 1789, Barret de Lioure était la dernière commune de Provence avant le Dauphiné (Montbrun).

La présence d’une école dirigée par le curé BARRUOL est attestée dès le début du XVIIIème siècle. Installée après la Révolution, l’école publique ne fermera ses portes qu’en 1956.A partir de 1878, une école catholique a également fonctionné durant une dizaine d’années, juste en face de l’école publique !

La population de Barret de Lioure, qui était de 493 habitants en 1686, a atteint le chiffre maximum de 607 habitants en 1851,pour chuter progressivement jusqu’à 35 personnes en 1975 ! Depuis lors la commune connaît un renouveau puisqu’elle compte 80 habitants en 2008. 85 % de la population occupaient l’espace réduit (46 ares) du. bourg médiéval. Enserré dans une enceinte ouverte par 3 portes vers l’extérieur (dont une seule subsiste), le bourg comprenait 83 habitations, 7 passages voûtés (soustets) de 84 m de long et 15 rues !

Barret de Lioure doit son nom au fait que la commune est une barre (géographique, historique et topographique) située entre la montagne de Lure - Lioure en provençal – et le Mont Ventoux.

Patrimoine

Située au centre du bourg, orientée Est-Ouest, l'église était de style roman et datait (vraisemblablement) de l’an mil : une pierre enchâssée dans le mur Nord de l’église actuelle porte la date 990 (CMXC). Cette église subsista jusqu’en 1959, date à laquelle elle s’effondra, faute d’entretien. Elle était, selon les témoins, richement décorée.De 1961 à 1963, elle fut reconstruite, sur les anciennes fondations, par de jeunes « Compagnons du devoir », belges et hollandais. Elle fut consacrée en 1963 par l’Evêque de Valence Mgr. VIGNANCOURT.

Le saint patron de Barret de Lioure est St Laurent (que l’on fête le 10 août). Dans l’église sont conservés divers ornements, en particulier une bannière de l’Immaculée Conception (1848) et surtout des crucifix jansénistes, chandeliers et statues (St Joseph, Vierge Marie, St Antoine, Vierge à l’enfant et, bien sûr, St Laurent). Les fonds baptismaux sont remarquables. Sur la façade de l’église est accroché un christ en croix qui était autrefois fixé sur le presbytère (disparu). Ce christ date aussi de l’époque janséniste (milieu du XVIIème siècle).

Vers 1835, des croix ont été installées sur un promontoire surplombant le bourg. Elles expriment la reconnaissance des barretiers, lesquels furent épargnés de l’épidémie de choléra dont Jean GIONO a tiré « Le hussard sur le toit ». GIONO est d’ailleurs venu plusieurs fois à Barret de Lioure, lieu où il situe de nombreux passages de son roman « Ennemonde et autres caractères ».

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Données:

Code postal: 26570,
80 habitants, (barretiers),
superficie: 3464 ha, alt.: de 708 à 1440 m.

Coordonnées GPS : N 44 11.162 E 5 29.590

Adresse(s) utile(s):

Mairie 26570 Barret de Lioure, ouverte le mercredi de 13 h 30 à 17 h. Tél./Fax : +33 (0)4.75. 28.80.04, courriel : mairiebarretdelioure@orange.fr

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